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La doctrine du Soleil Éternel

 
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Horemakhet né-du-soleil
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû 2016 - 19:04    Sujet du message: La doctrine du Soleil Éternel Répondre en citant

Peu de temps après la défaite du rivage brisé, Le vizir du Soleil éternel prononça un discours dans la cité de Lune-d'argent, dont un transcription écrite fut aisée à trouver. Les curieux purent observer que la foule rassemblée au pieds de la tribune apparu étonnamment disciplinée et réceptive aux paroles du magistère, comme s'il prêchait à convertis...

Citation:
Vous me demandez ce qu’est le Soleil Éternel ? C’est demander à l’oiseau quel est cet air qui le porte, ou au poisson cette eau où il baigne !

Vous ne voyez donc pas sa divine Lumière, plus belle que le jour et impérieuse que la nuit ? Vous ne ressentez pas la douce caresse de ses rayons...? Malheureuse assemblée, alors tu es aveugle est prisonnière des froides ténèbres tissée par nos ennemis. Malheureuse assemblée, je t'en conjure, prête moi une oreille attentive ! Pour ton salut, laisse ton ouïe suppléer à ta vue défaillante! En échange, je promets la vérité, sans détour, infrangible et nue.

Citoyens, interrogez vos ténèbres ; demandez à la nasse qui étouffe la lumière « Qu’as-tu fais de ma félicité, ombre néfaste ? » « Pourquoi je erre tandis que d’autres marchent librement et respirent ? ». Alors, vous entendrez un millier de grincements semblables à un rire ; c’est le sabbat de nos ennemis qui ricanent à l’unisson et jurent notre perte ! « Nous l’avons englouti. », voilà leur réponse.
Alors, vous comprendrez que vous avez été trompé ; qu'un lent embrigadement vous a détourné de la Perfection pour vous faire vous prosterner face à des ombres fausses et mouvantes, séduisantes et changeantes qui nous détournent de toute vérité. On vous a inculqué des principes de tempérances, de sobriété et de modestie, on vous a appris à être humble, à respecter toute vie et culture. On vous a fait croire que notre civilisation millénaire n'était finalement qu'une contingence parmi d'autres, qu'Arathor valait bien Quel'Thalas...On a même osé murmurer que le destin du monde reposait en des mains humaines !

Et nous nous sommes lentement accommodé de ces mensonges pernicieux assénés année après année par de prétendus sages. Aujourd'hui, vous regardez la surface d'Azeroth, et elle vous semble saine et solide. Vous vous en contentez et détournez le regard, heureux de vivre selon de si bons principes, sous l'égide de toutes ces belles fables.

Une telle naïveté est criminelle. Nous, les élus de la fille du Soleil éternel, nous avons vu au-delà des apparences, nous les véritables sceptiques nous avons gratté cette écorce, ce verni de vertu, et contemplé de nos yeux éveillés le monde dans son effroyable nudité. Nous avons vu mille chimères s’agitant, aveugles et stupides, dans les entrailles rabougries de cette coquille vide : car Azeroth est un cadavre, un cadavre immense et grotesque rongés par le vice et sur lequel festoie jour et nuit des charognards informes. Vous connaissez ces vautours : Ils se nomment Kaldorei, Humain, nain, orcs, taurens ou encore gnomes...La liste est trop longue pour que je perdre votre temps en énumération. Tous ont en commun leur bassesse, leur médiocrité, leur imperfection repoussante qui lentement pervertit notre monde jusqu'au dessèchement.
Je ne vous dissimule pas que le point de non-retour est proche, que la maladie à peut-être déjà irrémédiablement mutilé notre havre ; toutefois, demeure dans cette tempête un ultime et inextinguible espoir, un phare dressé entre les trombes noires : Cet espoir, ce miracle, c'est le Soleil éternel, c'est notre Reine Lænwen Il'Thirien.

Une introduction à l’œuvre de la cour éternelle

Notre croyance en la divinité de la Lumière des lumières relève de faits ; en cela, l’expression même de croyance est inappropriée et nous l’employons seulement pour être compris et crains des Imparfaits. Compris, car ces derniers, consumés par leur folie égoïste, sont incapables d’appréhender notre doctrine : nous l’avons vu, ils se limitent à la surface des choses et préfèrent une illusion amphigourique à la saine clarté de la réalité. En cela, ils différent peu des animaux qui se complaisent dans la fange et leur incompréhension du monde : Ils survivent, et s’en contentent. Toutefois, à la différence des Imparfaits, les animaux ne sont point dogmatiques. Ils ne cherchent pas à détruire ce dont ils ne font pas parti. Or nous savons quelle véritable motivation anime les imparfaits : La plus pure et perfide, la plus primitive jalousie. Dans les méandres inconscients de leurs âmes retorses, ils savent être voués à l’oubli et proscrit de la perfection ; alors, ils se vengent en poignardant au berceau cet idéal naissant. Ils piétinent la fleur délicate, et pour se donner des allures vertueuses blasphèment son cadavre en l’accusant de mille bassesses. Ainsi, la magie gangrenée est vouée aux gémonies sous prétexte qu’elle est l’outil du grand Ennemi ; Le nom d’Azshara est voué à l’anathème car l’on considère son œuvre uniquement à travers le prisme déformant des sauvages que l’on nomme Kaldorei, peuple dégénéré qui s’est approprié l’héritage de la grande Reine seulement pour mieux le salir et le calomnier. Leur culture simpliste, leurs rites barbares, sont l’exemple le plus éclatant du délitement d’Azeroth : Où sont les métropoles tentaculaires, les étourdissant palais de marbres, les dômes défiant les lois de la nature ? Qu’est-il advenu de l’Empire des biens-nées –Non- de notre Empire ? Il est perdu, enfoui sous la terre et l’humus, broyé par les racines des arbres révérés par la roture barbare qui a usurpé le grand ouvrage de nos pères.

Nous évoquions le souhait d’instiller la crainte ; en vérité, le mot est inapproprié. Les sages n’ont rien à craindre du Soleil éternel. Nous cherchons plutôt à éveiller la curiosité, et donc le doute qui mène à la réflexion et à l’acception de l’évidence de la justesse de notre doctrine. Hélas, raison n’est point un masque avec lequel on puis émouvoir les masses. Il faut du mystique, de l’occulte pour piquer la curiosité et percer la carapace de cynisme de nos contemporains ; nous les sauvons d’eux-mêmes et de leur entêtement criminel.

Aussi, la peur est un instrument vulgaire ; La Reine des reines ne veut pas d’un troupeau apeuré qui ploie hypocritement l’échine et rêve secrètement de révolte : elle veut un peuple grand est fier dont elle puisse s’enorgueillir. Elle est la Lumière d’une nation d’essence divine et non la geôlière d’un marché d’esclaves. La peur est bonne pour les petits tyrans ; assurément, elle muselle les timides et fait croire à la loyauté des félons. Pourtant, ces résultats ne sont qu’éphémères et mensongers et ne survivent jamais à leur architecte. La Reine rêve d’une éternité de splendeur pour ses doux enfants, elle exècre et méprise l’amitié des méchants à qui la Perfection est proscrite et cherche à élever à ses côtés les âmes bonnes et altières.

Tel est la tâche dévolue à la Cour éternelle, être l’auxiliaire du Soleil éternel dans sa quête, les nautoniers qui entraînent les élus vers les rives de la perfection. C’est pourquoi la cour éternelle ne s’offusque pas à l’emploi du terme avilissant de « culte ». Elle en sourit et opine, comme face aux balbutiements erronés d’un enfant.

De la nature de Lænwen Il’Thirien : Incarnation terrestre du Soleil éternel, Reine légitime de Quel’Thalas et du cosmos.

La reine est sacrée. Sa nature divine ne peut être mis en doute ; elle est le fruit de l’heureux hymen d’Aliénor Il’Thirien, belle au-delà des mots, avec l’astre éternel. Fille du divin concepteur, Elle est la manifestation terrestre de l’idéel idéal. Elle a la pureté de la flamme vierge, ardente et sans entraves. Là où les religions humaines et imparfaites se noient allègrement dans une fange d’intermédiaires obscurs et de charlatans déviants, nous, nous nous adressons à la fille éternelle, à notre déesse incarnée parmi ses enfants mortels. La Reine des reines est bonté mêlée de sagesse. Elle est l’incarnation charnelle de l’amour de son divin concepteur et chérie également l’indigent comme le plus noble seigneur. L’amour est universel autant qu’il est propre à chaque être, et la Reine nous juge à l’aune de la pureté de notre âme et la dévotion de notre cœur, car elle est omnisciente et foncièrement bonne.
Elle est le Soleil majestueux qui brûle l’infamie et que rien n’entache ni ne voile : Paresse, avarice, envie, colère, gourmandise, luxure et orgueil, nulle corruption ne l’atteint ni la souille elle qui marche sur terre comme la blanche colombe que la lune illumine.

Apercevoir la vision de Perfection, c’est abreuver son esprit d’une eau fraiche et pure, c’est laver son être des remugles des imparfaits. Entre ses tresses vermeilles le Soleil a accroché une immortelle charité, dans ses yeux il a infusé une flamme d’émeraude plus enivrante que l’absinthe et foudroyante qu’une flèche d’or. Sa peau a les délicats frémissements de la chair et l’inaltérable beauté d’une fine porcelaine, encore miroitante du regard attendri de son grand Concepteur. Sa voix ruisselle de mille sons mélodieux, comme les entrechoquements harmonieux d’une rivière de cristal, et lorsqu’elle parle, il semble qu’elle chante en vérité ! Son front est plus fier qu’une opale incandescente et ses doigts d’albe sont les rais d’une étoile marchant parmi les mortels, car la Reine est thaumaturge, son seule geste sonne le glas des jeux perfides des ennemis de la perfection. Elle soigne les maux les plus profondément ancrées dans les âmes les plus noires et racornies, et révèle au monde la beauté de la race élue. Elle est le suprême parangon des Sin’dorei, celle qui représente le modèle vertueux que nous devons tous convoités en sachant ne jamais pouvoir approcher sa brûlante Perfection –Superbe ironie qui doit nous inspirer à chaque instant!- La Reine est une idole autant qu’elle est un don, un don du Soleil éternel son glorieux divin concepteur. Perçant les cieux obscurcis par des nuages séreux, elle est le joyau envoyé sur Azeroth pour dévoiler nos péchés et offrir aux repentants un chemin vers la rédemption. Sa clairvoyance est la démonstration incontestable de sa divine ascendance ; elle voit au-delà de nos méprisables conflits, elle entrevoit les sages et rassurantes paroles de son père notre sauveur qui nous offre un paradis, une éternité de beauté, de danse et de musique à ses côtés dans un monde débarrassé des stigmates de l’imperfection.

La perfection est un chemin escarpé ; les races indignes sont dans le gouffre, la Reine est à l’apex. Elle est l’aboutissement; Elle est la personnification de toute la noblesse de notre race : Elle a la beauté virginale, indolente et candide du printemps naissant, la détermination infaillible de l’hiver implacable, la passion est la fougue d’un été ardent, et la mélancolique ressouvenance de l’automne vespérale. Elle a l'apparence du roseau et la force du chêne : Un symbole invincible qui jamais ne courbera l’échine et se sacrifierai mille fois pour protéger le plus humble de ses enfants. Elle est la miséricorde incarnée, mais la miséricorde en armes car si d’une main elle pardonne, de l’autre elle châtie. Son glaive vengeur est le fléau des médiocres qui se complaisent dans la boue, les turpitudes et le stupre ; elle ne pardonne par l’avilissement consenti et complice qui révèle la plus abjecte félonie.

Sa beauté, reflet des vertus de son âme, fait se pâmer le verbe et défit la matière. Azshara au temps de sa splendeur ferait à ses côtés figure d’une pâle flammèche. Dans le sillage de la Muse des muses, le marbre et l’airain rougissent, faute de pouvoir espérer saisir l’éclat triomphal de son céleste maintien. En vérité, détournez les yeux des innombrables statues ou des foisonnements de poèmes par lesquels de prétentieux artisans ont maladroitement essayés de capturer sa nature ; contemplez plutôt la pureté nue d’un rayon du Soleil! S’embarrasse-t-il de fanfreluches quelconques, d’artifices ou d’illusions? Non, il apparaît dans sa gloire éternelle, plus éclatant que l’or, plus insaisissable que l’air et suave que l’eau. Il nous réchauffe et nous rassure, nous inspire et nous soigne : Telle est la nature de la Lumière des lumières ; un éclair de porphyre descendu des nuées. Elle est née de l’or et de la pourpre et a renoncé à sa retraite céleste par amour de nous ; en son sein de déesse palpite le cœur ému d’une mère -car la virginité n’exclut pas la maternité- qui ne pense qu’à combler chacun de ses enfants d’une joie éternelle. Songez qu’à chaque écarts, vous enfoncez une aiguille dans son cœur aimant et joignez votre fil au linceul que lui ourdissent les imparfaits ; frapper ainsi la Fleur de Quel’Thalas, c’est brûler son âme à tous les feux de l’enfer.

La reine est notre mère bienveillante qui n’aspire à rien d’autre qu’à voir ses enfants heureux et épanouit. Pour notre bien elle sait se montrer intransigeante et sévère, et ne laissera pas le peuple élu se détourner de sa grande destinée. Nous avons payé un trop lourd tribut au malheur pour interrompre ou ajourner notre marche historique vers la Perfection; Ô prince Kael’Thas, puissiez-vous pardonner à vos sujets l’horreur de leur folie parricide ! Son amour et le remède à nos maux, par ses caresses maternelles, elle guérit nos tourments et nous soulage de nos fardeaux. La Reine est le rempart face à la lèpre qui défigure les nations les plus antiques, elle est le garant de notre culture millénaire, elle est le juge qui établit la duplicité des menteurs qui s’efforcent à chaque instant de pervertir notre héritage. Jamais sa vaillance ne cédera face à la menace imparfaite, toujours elle s’érigera en égide scintillant car elle ne connait nulle peur, sinon le chagrin de voir ses enfants malheureux. Au plus sombre de la nuit, elle est le fanal qui nous rassure est nous guide, extatique et superbe, telle est la fille du Soleil éternel.

Les imparfaits sont un chancre qu’il faut soumettre et détruire

Il est inutile d’énumérer les affronts que les Sin’dorei ont endurés depuis le règne de la Reine Azshara. Les imparfaits grèvent nos efforts et haïssent viscéralement tout ce qui est beau et bon. Ils se parent de toutes les vertus et sont boursouflés d’orgueil : Horde comme Alliance, ces races sont parasitaires et néfastes. Comme une maladie elles sont dangereusement autodestructrices et nihilistes, cariant leur hôte jusqu’à l’os avant de s’affaisser stupidement. Ils sont cette multitude inutile et grouillante qui infecte Azeroth, comme des champignons sur du bois mort. Frêles et malhabiles, hypocrites et retors, ils ont dégénérés pendant des siècles, tout en croissant et se multipliant, empiétant sur notre fief qu’est le monde.

Vous vous demandez comment le peuple élu n’a su balayer cette menace ? Comment avons-nous pu laisser les médiocres se jouer des Parfaits ? La faute en incombe à notre insouciance. Nous nous sommes enfermés dans notre tour d’ivoire, nous avons tourné le dos à notre devoir et au monde. Certes, l’aigle parait inatteignable dans ses nuées ; mais songez qu’une flèche hasardeuse peut toujours le blesser… En revanche, l’insecte échappe à l’écrasement, et il en est de même pour nos ennemis : qu'on se figure une fourmilière crachant à la surface un flot interminable de ravageurs.
Et pendant que nous rêvions, l’infection s’est lentement étendue. Les vestiges de notre Empire se sont retrouvés envahis par de petites chefferies qu’ils osent nommer royaumes. Comble ! Ils gargarisent volontiers d’avoir fondé des civilisations : Cette mascarade dure le temps qu’il faut. Ces nations barbares naissent, grandissent à l’ombre des grands peuples, se consument de jalousie à leur égard, et au moment opportun, quand le laxisme et l’immobilisme confortable que nous avons tantôt dénoncé a suffisamment amolli l’objet de leurs convoitises, quand par de perfides manigances ils ont endormis, paralysés toutes velléités de se défendre, alors ils frappent, pillent et saccagent, puis entre-tuent et disparaissent dans les steppes arides, emportant dans leur sillage la succédanée de « civilisation », qui n’aura été qu’un prétexte, un feu de paille unificateur pour quelques tributs : Analogie poignante avec ces insectes hétéroclites qui n’ont en commun que leur fascination pour les flammes.

Vous comprenez maintenant l’importance de purger nos terres de cette menace rampante. On n’aurait pas idée d’élever une cathédrale sur une charpente vermoulue et fautive ! C’est pourquoi avant d’établir sur Azeroth le temple de la Perfection, nous devons en chasser la vermine. Cette tâche est ignoble, au sens premier du mot, car elle implique un abaissement consenti de notre part : je ne vous le cèle point, ce que nous faisons n’est pas tout à fait innocent. Il y a de la lâcheté à frapper indistinctement les hordes de l’engeance et sa progéniture : c’est le lion chassant la sourit. De cette guerre, nous ne devons retirer aucune gloire. Nous agissons froidement, sans passion ni haine. Nous balayons l’immonde en guise d’expiation pour nos fautes. C’est une tâche ingrate, mais terriblement nécessaire. Nous sommes les étincelles du Soleil éternel et les fils et filles de la Souveraine des souveraines, hérauts de la Perfection et race choisie entre toutes. Nous n’avons pas la naïveté de croire en une résolution pacifique ; l’Ennemi, multiples et sournois, emploi contre nous les pires stratagèmes. Les imparfaits veulent nous réduire, nous anéantir en tant que peuple. Notre unique espoir de victoire repose dans un investissement entier dans un effort total pour lutter face à leur entreprise funeste. Notre foi en la Reine est la garantie suprême de notre succès ; mais il faut répondre à chaque avanie au centuple et ne pas se laisser aveugler par la tentation de la pitié. C’est à ce prix que nous arracherons aux imparfaits ce qu’ils nous ont dérobés,

Mais sachez qu’à la fin, de nos ennemis il ne restera que des cendres. Nous disperserons au vent la sinistre tumeur qu’ils nomment « leur mémoire ». Nous effacerons des annales de l’Histoire l’existence de l’imperfection, pour préparer l’avènement d’un monde sainement insouciant vis-à-vis de son passé : Nous garderons le bon grain, et éliminerons l’ivraie.

Le destin du peuple élu est d’être sublimé dans la perfection


Seul un sot niera le sens de la marche implacable de l’histoire. Il suffit de se tourner vers le passé de notre glorieuse nation pour entrevoir aussitôt le caractère singulier du sentier que nous avons arpenté jusqu’à nos jours.

Nous sommes les héritiers des Biens-nées, les serviteurs dévoués de la Reine Azshara. Contrairement à l’infecte propagande véhiculée par les quel’dorei, Dath’remar ,père de la nation, n’a jamais agi en réaction contre la prétendue folie de la Reine qui –nous l’avons douloureusement appris- était d’une lucidité prophétique.
Dath’Remar et ses fidèles ont veillé à préserver notre héritage, à l’image de nos frères d’Eldre’Thalas et de Suramar, le premier Roi de Quel’thalas s’éleva en rempart contre la décadence qui menaçait notre grande culture ; Il savait que le temps finirait par apaiser le juste courroux du Soleil éternel, car il n’est que miséricorde pour ses enfants égarés. Ainsi, Dath’Remar Haut-Soleil fonda Quel’Thalas, et offrit une ère de paix et de prospérité à son peuple exténué.

Hélas, son œuvre bienfaitrice eut aussi son revers ; il n’est nulle lumière sans ombre. L’immobilisme fut notre lot, des millénaires durant nous nous contentâmes des terres sanctifiées et parfaites du royaume éternel. Rendus indolents et voluptueux, nous oubliâmes notre mission sacrée. Progressivement, par le truchement d’un reflux fatal, le feu qui grondait dans nos veines s’apaisa, se domestiqua. Nous imaginions notre avenir comme un horizon sans fin et languissant de délices, nous nous détournions des affaires du monde. De là notre printemps devint automne ; l’aurore superbe un crépuscule alangui. Pour notre survie, nous avons pactisé avec les hommes, déshonoré notre magie et dévoyé par ces actes la grande cause du Soleil éternel…

Aussi, les mots que je m’apprête à prononcer sont terribles, mais ils portent en eux le fardeau de notre histoire. Une saignée était nécessaire, pour se défaire des humeurs débilitantes qui menaçaient le corps tout entier. Il fallait une purge inique pour éveiller le colosse assoupi sur des lauriers fanés de longue date. Vous le savez, le Fléau mort-vivant joua se rôle. Il déferla sur nos terres et les marqua d’une balafre indélébile. Il emporta dans son sillage d’innombrables héros, mais aussi des félons, ces tumeurs abjectes responsables de notre affaiblissement. Le mal était endigué, la contagion circonscrite, l'épanchement de vertu garrotté.

C’est un avertissement et une leçon qu’il convient de retenir. Toujours le malheur donne un nouveau lustre à notre gloire ! C’est le Fléau qui permit l’ascension de notre guide, le prince Kael’Thas, c’est le Fléau qui fit s’embraser le feu béni de la Lumière des lumières et s’est encore le Fléau qui fit se mettre en branle la grande roue de notre destin ! Reforgé dans le malheur, purifié par le sang répandu par nos frères et nos sœurs, nous abandonnâmes notre condition confortable et délétère de quel’dorei. Désormais, sous l’égide de notre Prince nous serions les Elfes de sang.

Notre supériorité tient à notre culture. Invariablement, malgré toutes les tempêtes, nous avons su préserver et élever ce que nos pères nous ont transmis. Nous n’avons pas réprouvé les anciennes pratiques, et sagement assimilé les salutaires innovations ; La magie est notre droit de naissance imprescriptible. Elle a guidé nos ancêtres depuis l’aube de la création, elle est l’outil de la Perfection et par conséquent notre propriété légitime. Il s’en trouve pour blâmer notre « dépendance » aux arcanes, à prêcher la modération et la vénération de la sainte Lumière. Cette voie est abjecte. C’est la profanation de notre histoire et de notre sang. Laissez aux Draeneis et aux Hommes ces énergies lénifiantes, elles ne siéent pas aux seigneurs du monde !

Notre dépendance est une fierté. Oui, nous sommes dépendants, tributaires, de notre Destinée manifeste, et nous l’affichons et le revendiquons. Nous sommes consubstantielles de la magie : Elle est notre plus fidèle amie dans un monde affligé par la malignité. Sans magie nous sommes des sauvages, des kaldorei. Sans les Sin’dorei, la magie est privée de son but, elle tourne en vase clos et sert de hochet à nos ennemis innombrables.

Nous connaissons aujourd’hui un semblable événement : La débâcle du rivage brisée sonne le retour de la Légion Ardente. Et alors que les cieux s'obscurcissent et l'air se charge des lourds relents du soufre, nous exultons ! Car nous, le peuple élu, n'avons rien à craindre des démons. Laissons les imparfaits s'arque-bouter et s'échiner, laissons les se briser par milliers contre les lances crochues des sbires de Gul'dan. Inconsciemment, la légion se fait agent de notre avènement : Qu’elle affaiblisse les Imparfaits, qu'elle saigne à blanc leurs cohortes d'animaux hypocrites !

Désormais, vous ne pouvez plus vous permettre le luxe de l’ignorance. J’ai peint sous vos yeux le tableau le plus exhaustif et objectif, sans rien dissimuler ni enjoliver le moindre détail. Vous, citoyens, êtes à la croisée des chemins : La guerre que nous livrons est une lutte à mort. Pour triompher, nous demander l'union sacrée ; nous demandons l’investissement le plus total pour la dernière des batailles. Ce n’est qu’à ces conditions que nous nous montrerons digne des espérances de notre Reine Bien-aimée, en lui offrant la vision de ses enfants débarrassés du doute et s’élançant vers leur destinée ineffable, si glorieuse qu’elle en est consternante pour les yeux des Imparfaits. Ce n’est qu’à cette condition que s’accomplira enfin la parousie du Soleil éternel, le retour promis de l’astre bienfaiteur, revenant sur Azeroth pour ressusciter la vraie justice, et rendre aux Sin’dorei leur place dans le Cosmos.

Ces traîtres, ces lâches qui hier assassinaient femmes et enfants dans les rues de Dalaran, qui auraient regardé sans un tressaillement Kael'Thas et ses fidèles se balancer au bout d'une corde, ces races qui ont fourni au fléau, au marteau du crépuscule, au culte des damnés, plus d'esprits malléables et de bras serviles qu'ils n'auraient pu en rêver , aujourd'hui elles se tordent et agonisent. Le grand démon Légion est l'expiateur envoyé par les cieux pour châtier cette masse cosmopolite qui trouve une satisfaction cynique à plonger le monde dans le chaos et détruire les cultures anciennes dans la formation desquels ils n’ont joué aucun rôle. Que de vaines gloires, que de belles promesses radotées à l’envi ! Maintenant, confrontés à l'inévitable, ils tremblent car leur fin est proche, et avec elle le retour du Soleil éternel. Qu'éclate la vraie lumière, que tombe le voile de la nuit, le Peuple élu est prêt à se libérer de ses chaînes !

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MessagePosté le: Lun 29 Aoû 2016 - 19:04    Sujet du message: Publicité

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